Ça mijote

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dimanche 14 novembre 2004

Le week-end, c'est cuisine

Le week-end, c'est cuisine. Deux repas à préparer par jour, un Nôm qui se laisse vivre (et qui souvent m'agace, c'est vrai que c'est son week-end d'homme à la maison, mais ce n'est pas une raison pour qu'après une semaine de femme travaillant dehors, je me paie un week-end de femme travaillant dedans), et des loupiotes affamées.

Le mois dernier, nous avons été à la cueillette ramasser force légumes. Il s'agit donc de les cuisiner pour ne rien laisser perdre.

Donc je prépare les repas. Après avoir passé une bonne demi-heure à me demander quoi et comment, je finis par me décider. JE regarde quelques recettes et j'improvise avec ce que j'ai. Hier soir, c'était tajine de lapin aux citrons confits et aux olives.

Enfin, tajine, c'était la recette, mais j'ai eu la flemme de mettre le tout dans le plat à tajine et au four pour tout laisser compoter. J'ai fait mijoter plus longtemps dans la casserole.

Un tajine en fait, ce n'est pas très compliqué à réaliser.

Pour celui-là, il suffit d'avoir de la viande qu'on assaisonne (sel poivre) et qu'on fait revenir dans le faitout. Après on l'enlève, on met à la place les oignons qu'on fait fondre personnellement, j'en met beaucoup, un ou deux, j'aime bien). On ajoute les légumes (pommes de terre coupées en morceaux, courgettes ayant subi le même sort, éventuellement des carottes) la viande et les rondelles de citrons confits. On met une bonne quantité de ras el hanout, du sel, du poivre, de la poudre de bouillon de légume (attention au sel alors). On pose le couvercle et on laisse cuire à feu doux.

Quand tout est cuit, on ajoute une ou deux cuillerée de miel (suivant ses goûts), les olives (je les préfère dénoyautées à cause des enfants, mais celles avec noyau ont plus de goût), on baisse le feu et on fait mijoter a feu très très doux pendant une demi-heure. Ou alors on met dans le plat à tajine, et on met à four moyen pendant le même laps de temps.

Ça marche avec le lapin, comme avec le poulet ou l'agneau.

Pour les affamés, on peut servir avec de la semoule, mais normalement, avec tous les légumes qu'il y a, ce n'est pas la peine.
Euh, c'était très bon... On en a tous repris.

Ce midi, c'est gratin de giraumonade. Mais au lieu de faire cuire le giraumon à l'eau, je l'ai coupé en deux, enlevé les graines et mis au four. Il perd ainsi de l'eau mais pas son goût, ses vitamines. C'est plus long mais bien meilleur. Du coup, il est 15h15 et on n'a toujours pas mangé.

Ensuite, au lieu de le servir tel quel, je mets le tout dans un plat à gratin, couvert de fromage rapé et hop, au four une vingtaine de minutes...

Je vais le servir avec de la salade.

Je vous dirai comment c'est...

vendredi 5 novembre 2004

Le beaujolais est (bientôt) de retour

Je vous le dis tout net au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, j'aime bien la bonne bouffe et j'apprécie le bon vin. Donc, quand arrive une occasion de boire un coup, il est rare que je l'esquive. Et, si je ne suis pas absolument une fan de beaujolais nouveau, je n'évite pas d'en boire en novembre.

Il y a quelques années, une de mes amies, et néanmoins consœur (contrairement à ce que j'ai pu lire ailleurs, ce terme existe, n'est pas un barbarisme et, dans ma profession, en s'en enorgueilli), m'avait incité à déguster chez elle un petit vin en compagnie de son créateur (du vin, pas de mon amie) qui était un de ses copains (à mon amie, pas au vin...).

Le midi même, un critique gastronomique de renom, qui écrivait en ces temps-là chez nous (des papiers assez approximatifs, il faut bien dire ce qui est, c'est pour cela que j'éviterai de publier son nom) a eu la gentillesse d'offrir le beaujolais nouveau à nous autres, tâcherons de la presse. Mais avant la dégustation, il a tenu à nous faire un petit discours (on est cabot ou on ne l'est pas) dans lequel il nous expliqua que ce vin n'était pas un pinard de négociant, comme 90 % de ce qu'on trouvait à Paris, mais un vrai produit du terroir qu'il avait ramené exprès pour nous.

Connaissant mon critique (à force de vérifier et corriger les infos de ses papiers, tout de même, on finit par savoir à qui on a affaire) et sachant ce qui m'attendait le soir-même, j'ai détourné une bouteille pour la faire tester par un gars du terroir, un vrai.

Le résultat m'a bien fait rire. Tout d'abord, la bouteille n'était pas une bouteille de beaujolais. C'est comme cela que j'ai appris qu'à chaque terroir correspondait une bouteille d'aspect particulier. Cette différence de contenant, mine de rien, prouvait qu'il s'agissait bien d'un picrate de négociant. Ce qui fut corroboré par le fait que, s'il y avait bien du vin nouveau, il y avait aussi du vin vieux de l'année précédente. Eh bien voilà, mon critique n'avait plus qu'à aller se rhabiller. Comme quoi, avec un joli discours, on peut faire avaler n'importe quoi à n'importer qui. Cela dit, le résultat n'était pas affreux. C'était même buvable, mais ce n'était pas ce qu'on nous avait vendu : un vrai beaujolais nouveau du terroir.

Depuis, le vigneron est devenu mon ami. Et deux fois par an, quand il monte à Paris ? dont une fois en novembre ?, je lui commande force bouteilles. Pas pour moi, enfin pas que. Il faut bien avouer que lorsqu'on goûte son beaujolais nouveau, on comprend pourquoi, il y a très longtemps, on s'est pris de folie pour ce petit vin-là. Moi qui n'en bois jamais au restaurant, jamais dans les bistrots (que du vin de négociant), qui n'en achète jamais... chez lui, je m'en délecte volontiers.

Le reste de l'année, mon ami vigneron nous régale d'un morgon fort bon, d'un beaujolais village absolument exquis, et même d'un beaujolais rosé des plus agréable. Pour mes beaux yeux, il consent même à aller quérir, chez son voisin, quelques bouteilles de beaujolais blanc à tomber par terre, pas d'ivresse, non, de pur bonheur.

Voilà, les temps sont proches, il va revenir, je vais crever ma bourse et acheter quelques bouteilles de ce divin nectar.

Cela dit, je peux augmenter le cercle des adorateurs de Bruno Jambon (si si, c'est son nom...). S'il y a des parisiens intéressés, ils peuvent toujours me mailer, mais rapidement. Il faut que je passe commande avant le 15. Je leur enverrai les conditions, les tarifs, etc.

L'abus d'alcool étant dangereux pour la santé, je vous conseille de consommer avec modération.

"Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'hiver" (Desproges, évidemment).

samedi 4 octobre 2003

Pour mettre l'eau à la bouche des gourmands : Giraumonade

Tiens ce soir, je vais faire ça comme légume.


C'est une recette antillaise. On fait bouillir le giraumon pelé et coupé en morceau dans de l'eau salée : lorsqu'il est cuit, on l'égoutte et on le passe à la moulinette (ou au mixer si on a la flemme).

Par ailleurs, on fait revenir dans une casserole pour 500 gr de purée, avec 100 cc d'huile (d'olive de préférence) ou de saindoux, 15 cives (ciboulettes), une gousse d'ail, 2 branches de persil et thym, 1 ou 2 feuilles de basilic, le tout bien haché avec un petit piment (les ronds et joufflu, mais c'est pas obligatoire. Si on l'utilise, il faut le mettre entier sans le couper ni le percer, il donne ainsi toute sa saveur sans trop de piquant. Sinon, ça risque d'être l'apocalypse du gosier).

Après une bonne coloration, ajouter les 500 gr de purée de giraumon et bien mélanger. On peut servir tel quel ou passé au four pour le faire dorer après avoir « surfacer » avec quelques coquillettes de beurre, chapelure de pain et fromage râpé.

Pour une très belle préparation, dans le cas d'un giraumon entier, on peut s'amuser à évider le giraumon de sa chair, puis le farcir de la giraumonade une fois celle-ci prête. C'est beau mais pas évident à faire.

Normalement,on dit qu'il faut servir ça, pour ceux qui aiment le vin, accompagné d'un jurançon ou un arbois. Sinon, un bon rosé fera l'affaire. Ben nous on hésite entre morgon (d'un copain viticulteur, une merveille) ou d'un petit cote de marmandais de derrière les fagots.

on peut faire cette recette avec de la citrouille aussi, pour halloween :-)

Faut aussi que je fasse le gâteau d'anniversaire. Garance à 5 ans !

dimanche 21 septembre 2003

Mamie confiture

Si j'étais Jane Birkin, je serai déjà grand-mère. Je ne suis que moi et donc je reste à l'état de mère. Ça me va tout à fait. D'abord, je n'ai aucune envie d'être Jane Birkin, ensuite, je ne suis pas pressée d'être grand-mère. Et puis je suis quand même beaucoup plus jeune que miss Birkin.

Ce qui ne m'empêche pas de faire des confitures. Tant que je ne sucre pas les fraises me direz-vous...
Hier, nous avons été à une cueillette. Vous savez, un de ces endroits où on cueille les fruits et les légumes soi-même et après on les paie et on les emmène chez soi. J'en vois déjà qui rigolent. D'autres qui doivent soupirer en disant « Merde, je suis tombé sur le Blog de ma mère... »

Ma... c'est comme ça, le week-end, je ne sors pas en boite, je n'écume pas non plus les bars de mon quartier ou de la Bastille. Et s'il m'arrive de me mettre noire, c'est à domicile avec des potes autour de petits punch maison et d'une bonne bouffe (avec l'âge, on apprend qu'on tient mieux l'alcool quand on mange bien).

Bref, pour en revenir à la journée d'hier, nous avons passé l'après-midi en plein cagnard, à jouer les cueilleurs. Enfin, les adultes, car les plus jeunes d'entre nous ont une vision assez personnelle de la cueillette...

Ce que je préfère ramasser, ce sont les framboises, je n'ai pas à me baisser. Comme je suis plutôt grande, la terre est très basse et mon dos supporte mal. Nous avons ramassé des pommes (mais ni poires ni scoubidou), des framboises, de la rhubarbe, des rates (je précise pour les non fans de cuisine, que ce sont des pommes de terre), des tomates, des potimarrons, des pâtissons, des potirons, des courgettes et des melons... Ramener tout ça à Paris, plus les trois filles ne fut pas une mince affaire. Mais nous y arrivâmes. Par contre, ce matin, je n'ai pu que le constater : j'ai le dos en marmelade...

Alors pour continuer dans la note, au programme de cette belle journée de dimanche, confiture de rhubarbe et de framboise. Mercredi, j'étudierai la question pommes et rhubarbe. J'ai aussi trouvé une recette de confiture de potimarron, je vais peut-être essayer ça.

Bon, j'ai une journée chargée. Si quelqu'un veut venir me faire le repassage...

mercredi 10 septembre 2003

Plat du jour

Voilà ce que j'étais en train de mijoter pour ma petite famille.
Et puis, j'ai été sur u blog...