Famille quand tu nous tiens

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samedi 22 janvier 2005

Anniversaire

Moi, je ne vous ai rien dit, mais aujourd'hui, c'est son anniversaire




mercredi 12 janvier 2005

une vieillerie pour ma sœur

Parce qu'elle râle et qu'elle dit que je ne mets que des vieux trucs ces derniers jours... Au centre, ma pomme. J'avais 10 ans. Ce qui me fais marrer, c'est que je suis coiffée pareil.
pour info, il en manque deux, les deux dernières... Il n'y a que les trois ainées sur la photo. Eh oui, nous sommes cinq sœurs...

mercredi 29 décembre 2004

Noël : les cadeaux

S'il y a un moment que les enfants attendent, c'est bien celui de l'ouverture des cadeaux. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, la magie de noël, les lumières, la fête, les repas, ce ne sont que des mises en scènes pour faire durer le suspens et les gamins ne sont pas dupes.

D'habitude, nous faisions la fête (toujours entre nous), nous couchions les enfants, nous finissions de dîner, nous installions les cadeaux et nous réveillions les enfants. En plein milieu de la nuit. Et ce n'était pas une mince affaire. Autant les enfants n'ont aucun mal à réveiller les parents quand ils en ont besoin, y compris à 4 heures du matin. Autant l'inverse n'est pas vrai.

Nous avions pris cette habitude car lorsque ma mère vivait encore en région parisienne, nous fêtions noël chez elle. Et elle aimait assister à l'ouverture des cadeaux. Or, nous ne dormions pas là. Donc, pour qu'elle puisse y assister, on réveillait les petites.

Au début, c'était un peu le brouillard.Et puis au fur et à mesure des ouvertures de paquets, de papiers et bolduc volant dans tous les sens, elles reprenaient vie excitées carrément excitée.

Cette année, j'ai décidé de changer de tactique. D'abord, ma mère est partie s'installer en Espagne, nous fêtons noël chez nous. Et puis j'étais fatiguée et je pas du tout envie de me coucher à 4 heures du matin. J'avais peur de ne pas être assez en forme pour profiter de la surprise de mes petits bouts.

Lou, qui est une vraie pré-ado, m'a poursuivie une partie de la soirée car elle voulait que tout continue comme avant. Elle était surtout hyper pressée de découvrir la surprise promise. Mais j'ai tenu bon. A 1 heure, nous avons réussi à les envoyer au lit. J'ai terminé les derniers paquets des derniers cadeaux reçus le matin même en provenance de Nice, nous avons tout installé au pied du sapin.

Il y avait, depuis quelques jours, dans ma chambre, une énorme caisse en carton. Les mominettes auraient bien aimé savoir ce que c'était. Lou surtout qui s'est bien évidemment demandé si ce n'était pas ça la surprise. En inspectant le carton, j'ai même découvert que des petites mains avaient enlevé une partie du gros Scotch marron pour voir ce que cette caisse contenait. Mais je ne suis pas folle, j'avais vérifié qu'à moins de mettre en pièce le carton, on ne pouvait pas voir ce qu'il recelait. Quand Lou a fini par me poser la question, je lui ai dit que c'était le sèche-linge dont je rêve et que j'avais finir par m'offrir pour noël. Et que comme je n'en avais pas un besoin pressant, j'avais trouvé plus marrant de le garder pour noël. Elle m'a crue.

Je n'ai pas installé le carton au pied du sapin, vu qu'il était aussi gros que lui, mais à côté, et disposé artistiquement les paquets dessus, plus quelques-uns sur les chaussures quand même, faut respecter la tradition. Et puis j'ai fait une lettre signée père noël, que j'ai mis dans une enveloppe que je m'adressais à moi-même. Je scotchais le tout sur le carton.

Le lendemain, je craignais que les filles excitées ne se réveillassent à 7 heures du mat'. Mais l'avantage de les coucher très tard, c'est qu'elles ont, elles aussi, besoin de dormir. Elles n'ont émergé qu'à 10 heures du matin. Ce qui est somme toute très raisonnable quand on est impatient d'ouvrir ses cadeaux. Garance dormant encore, j'ai exigé que Lou et Léone prennent leur petit-déjeuner. Puis qu'elles s'habillent. Puis qu'elles attendent que Garance ait fait la même chose. A chaque nouvelle demande, Lou râlait, négociait, faisait la tête. Mais j'ai été intraitable. Je ne voulais pas de photos en pyjama, je ne voulais pas que l'une d'elles tombe d'inanition et je voulais faire durer le plaisir...

Le moment tant attendu est enfin arrivé. Chacune leur tour, elles ouvraient un paquet, un seul à la fois. Faut s'organiser. Lou reçu un livre (en provenance de Nice) une paire de boucles d'oreilles et un jeu des Sims (quelle invention diabolique que ce truc là), Garance, un livre sur les fées dont elle est tombée immédiatement amoureuse, très gros succès, une paire de roller et des boucles d'oreille. Quant à Léone, elle a reçu un poupée, un décor de poupée, et un livre (arrivé de Nice) qu'elle s'est approprié avec joie vu que c'est sans doute le premier qu'elle reçoit à elle et rien qu'à elle (et l'on n'a pas intérêt à y toucher, non de d'là).

Fritz a eu une radio lecteur de CD et moi un livre, le dernier Jamaica Kincaid. Et un disque venu de ma petite sœur de Nice. Que j'ai écouté trois ou quatre fois depuis qu'il est arrivé... Et puis restait le gros paquet. Comme il m'était destiné, personne ne se précipitait pour l'ouvrir. J'ai donc pris l'enveloppe, sorti la lettre et lu, à haute voix, le texte qui suit, avec force trémolo dans la voix...

Chère madame XXXX

Je suis désolée, mais ce gros paquet n'est en fait pas pour vous. Ce n'est pas le sèche-linge dont vous aviez envie. C'est en fait un cadeau surprise que je destine à vos trois gentilles petites filles. J'espère que cela leur fera plaisir.

Embrassez-les de ma part.
Bonne journée de noël
Signé : le père noël

C'est peu dire que trois paires d'yeux se sont fixé avec

envie, puis gourmandise sur ce gros machin à ouvrir. Lou à arracher le gros Scotch marron. Léone a ouvert la boîte. Toutes les deux ont sorti du papier, su papier, du papier et encore du papier pour arriver à ça !

Un emac, tout neuf...

Léone a poussé un cri de victoire. Lou s'est redressée et m'a lancé un regard incrédule. « C'est pour nous ? » Oui, ma chérie.

Et Garance ? Elle jouait avec son livre des fées. Elle a mis un moment à s'intéresser à ce qui se passait, puis à le comprendre. J'ai eu droit à une danse de saint Guy des plus endiablées. J'ai sorti le joujou de sa boîte, je l'ai porté dans la chambre, installé à la place que je lui destinais. C'est là que Lou a compris le pourquoi du rangement. Elle m'a alors regardé avec un regard ravi et m'a dit
- T'es trop forte maman. La classe*
- Totale*, ont renchéri ses sœurs.

J'ai installé le bébé, il marche bien, les filles se bagarrent pour jouer (chacun son tour). Elles refusent de sortir. Bref, tout va bien... Quant aux Sims, quelle diabolique invention.

(*) Inspiré par Nemo.

Noël, la bouffe

Et ce fut noël...

Un tourbillon de rires, de mots, de danse, de musique, de verres bus et de plats mangés... Un programme sacrément chargé, surtout pour nos estomacs et nos foies

Pour le réveillon, il y avait au menu : du jambon de noël (spécialité antillaise) ; du boudin antillais (même origine que précédemment) ; du foie gras (les filles en raffolent comme leurs parents) ; un rôti de biche servi avec des pommes de terre aux oignons ; une bûche de noël.

Nous sommes épargné la salade et le fromage.

Pour la biche, j'avais trouvé une recette sur marmiton.org qui semblait facile à réaliser et qui le fut effectivement. Et surtout, elle ne me demandait pas vingt-quatre heures de marinade, ce qui était trop tard.

Déjà, le titre me plaisait : rôti de biche à la façon de ma grand-mère. Ça fleurait bon la cuisine de mon enfance.

Préparation : 20 mn (et vraiment pas plus).
Cuisson : 1 h
Ingrédients (pour 6 personnes) :

1 kg de rôti de biche (nous étions quatre et le rôti faisait 1,6 kilos, qui a dit morfals ?) ; du beurre (du vrai) ; vin rouge (20 cl) ; 1 cuillère à soupe de fond de gibier ; 1 pot de crème fraîche ; 2 cuillères à soupe d'airelles ; 1 cuillère à café de moutarde ; 1 peu de cognac ; Maïzena (éventuellement).
On voit la recette familiale à ce que les quantité ne sont guère précises. Ainsi, le pot de crème fraîche, quelle taille ? eh bien, cela dépendra de votre inspiration ou de ce que vous aurez dans le frigo.

Préparation (on entre dans le vif du sujet) :

Faites fondre le beurre dans une casserole à fond épais. Quand il est bien doré, poêlez le rôti de biche sur toutes ses faces. Salez et poivrez. Une fois qu'il est bien doré, le retirer et le réserver.

Déglacez le jus avec le vin rouge. Remettez la viande et laissez évaporer le vin et cuire un peu le rôti. Attention, pas complètement. Environ 30 mn.

Ensuite, retirez à nouveau le rôti et découpez-le. Réservez-le.

Dans la même casserole, préparez la sauce. Ajoutez au jus de cuisson, le fond gibier, la crème fraîche et les airelles. Faites recuire cette sauce. Ajoutez ensuite la moutarde. Faire recuire encore une fois et laissez épaissir (si ça n'épaissit pas assez, vous pouvez ajouter un peu de Maïzena). Remettez la viande coupée en tranches. Faites mijoter à feu doux.

Avant de servir ajouter un peu de cognac et flambez.

N'ayant pas d'airelles (et n'ayant pas non plus l'intention d'en acheter au prix ou c'est...), j'ai remplacé par de la confiture de framboises à la rhubarbe que j'avais mitonnée cet automne. Le vin était du morgon, le seul que j'avais sous la main en dehors du saint-émilion que je comptais servir en accompagnement. Eh bien le morgon a fait l'affaire.

Nous nous sommes régalés. Enfin, nous les adultes. Parce que les petites, la biche, elles ont trouvé ça un peu fort en goût. Pourtant, la viande était tendre et fondait dans la bouche.

Le lendemain midi, repas léger et rapide. Nous étions dans les jeux et les installations d'après déballage de cadeau, l'heure était grave, nous n'avions pas trop de temps à consacrer à la bouffe. Dans l'après-midi est arrivée ma chère Parisian Smile. Je lui fis déguster une thé rapporté d'Inde par une amie. Puis quand l'heure devint raisonnable, nous nous servîmes un ti punch et le dégustâmes avec le jambon de noël

Ce jambon, nous l'achetons tout fait. En cette période, on en trouve assez facilement dans n'importe quelle boutique vendant des produits antillais. Nous l'avons acheté à Exotic Center, à Saint-Denis. Pas question de le cuisiner, nous n'avons pas les ingrédients. Surtout, je n'ai pas la recette. Le Nôm sans doute mais moi... Je ne suis pas dans le secret. Enfin, Parisian Smile l'a trouvé fort bon.

Elle partit trop tôt pour rejoindre une tante qui s'envolait le lendemain pour son pèlerinage à La Mecque. Après avoir mangé du porc et bu du punch, elle trouvait cela tout à fait raccord... C'est à ce moment-là qu'arrivèrent les copains suivants. A la maison, les lendemains de noël, c'est comme dans l'île, la table est dressée d'apéritifs et de bonnes choses à manger et nous nourrissons le chaland qui passe. Le Nôm, qui était parti en goguette, rentra à temps pour finir la préparation de la « Viand kochon » autrement dit le ragoût de porc, lui aussi de tradition le jour de nwel. D'ailleurs, le 25 décembre aux Antilles, c'est sale temps pour les cochons... Nous avons mis une claque au jambon et dégusté à nouveau au boudin (réalisé là-bas et ramené dans notre glacière).

Ragoût de porc (celle-là, je l'ai)

Faites mariner les morceaux (3 livres de porc) pas trop gros, dans le mélange suivant : 150 g de vinaigre, 5 têtes d'ail émincés, 4 graines de bois d'Inde, 4 clous de girofle, 1/2 piment, 5 g de sauge, poivre et sel, cela pendant 24 heures (au réfrigérateur).

Il vous reste, après avoir égoutté vos morceaux, à les faire dorer dans 150 g de beurre ou 150 cc d'huile, escortés de 30 g de cives, de 3 branches de thym et de 3 oignons ; quand les morceaux se colorent bien, ajoutez 3 tomates concassées, et vous versez de l'eau chaude jusqu'à tout recouvrir.

Vous laissez cuire pendant une heure, à grand feu ; puis pendant 1/2 heure de plus, à feu doux ; au cours de cette dernière demi-heure, ajoutez une pincée de cannelle et le jus d'un demi citron.

Servez chaud avec du riz, ou des pois de bois (pois d'Angole).

Ça n'a l'air de rien, mais c'est délicieux. Nous n'avions hélas pas de pois d'angole, mais le riz était parfait. Marie vient nous rejoindre et nous passâmes une merveilleuse soirée à boire, le ti punch (j'ai évité de les compter...), à bien manger et à causer. Et à voir de merveilleuses photos car l'un des copains est un super photographe, j'en reparlerai.

Le lendemain, elle était souriante, à sa fenêtre fleurie chaque soir, elle arrosait ses petites fleurs grimpan-an-antes avec de l'eau de son arrosesoir. Pardon, je m'égare... Bref le lendemain midi, nous avons grignoté. Le soir, j'ai fait un coup en vache aux filles. Je les ai fait dîner avant d'une soupe aux légumes agrémentés de riz. Et j'ai préparé un petit dîner en amoureux. Une autre recette de marmiton.org, décidément très inspirant et inspiré.

Foie gras poêlé au pineau des Charente

Préparation : 15 mn
Cuisson : 10 mn
Ingrédients (pour 4 personnes, enfin 4...) :

1 foie gras d'environ 600 g (le canard est meilleur) ; sel, poivre ; 1 verre à moutarde de pineau

Préparation :

Détailler le foie gras en 4 escalopes épaisses. Saler, poivrer des deux côtés.

Mettre à saisir dans une poêle à revêtement antiadhésif chauffée au préalable, et ne pas trop cuire, mais il faut que ce soit bien doré des deux côtés.

Réserver sur une assiette recouverte de papier alu. Pendant ce temps, vider la graisse de la poêle et déglacer cette dernière avec du pineau.

Laisser réduire jusqu'à consistance de sirop. Au besoin, rectifier l'assaisonnement. Dresser le foie gras sur l'assiette avec un cordon de sauce autour.

Rien que d'y penser, je me pourlèche les babines

Le lendemain, nous avons mangé les restes.

dimanche 18 janvier 2004

Se souvenir des belles choses

Quelqu'un demandait pourquoi prend-on des photos... Je lui répondais que lorsque je je vois certaines, comme celle-ci, me venait le titre d'un film "se souvenir des belles choses". Pour moi, en fait, c'est ça une photo : se souvenir des belles choses.

L`écriture me permet de créer des émotions, de les réinventer, de les retranscrire. Photographier, c`est imprimer dans ma mémoire rétinienne des scènes qui m'ont donné du plaisir... Ça se ressemble, ça se complète, mais ce n`est pas la même chose.

Pourtant je livre, dans l'une comme dans l'autre de ces activités autant de moi-même...

Se souvenir des belles choses... Au-delà de la mémoire, comme si celle-ci un jour pouvait s'effacer. Les photos, elles, restent. Au delà des souvenirs.

Se souvenir des belles choses... On vient de diagnostiquer à ma grand-mère un alzheimer...

Il y a quelques années, elle avait échappé à l`incendie de son appartement qui avait brûlé tous ses souvenirs, tout son passé. Et maintenant, dans l`incendie de son esprit, qui se souviendra des belles choses de sa vie ?

mercredi 7 janvier 2004

Mazette ! Ce soir, c'est la première !

Il y a quelques mois, je vous avais parlé de ma sœur, comédienne et metteuse en scène. Elle appartient à la troupe Vis Fabula.

J'ai profité d'être à Nice pour aller voir leur travail. Un vendredi après-midi, Nôm et moi avons rejoint le théâtre national de Nice où nous avions rendez-vous. La troupe travaillait déjà depuis quelques heures. Au moment où nous sommes arrivés, ils faisaient un pause avant d'entamer un premier filage dans le décor et avec des essais de lumière.

Pensez comme nous étions intimidés... Nous nous sommes sagement assis au troisième rang, légèrement sur la gauche. Et nous avons attendu, admirant le décor...

Au bout d'un moment, les comédiens sont revenus du fumoir (le trottoir) et se sont habillé. Eric, le copain de ma sœur allait et venait sur la scène, pour se concentrer. Et puis le pestacle a commencé.

Je ne vous le raconterai pas. Je ne vais pas vous résumer la pièce... Cela fait quatre fois que je la vois (trois, mise en scène par Chéreau, et une par ma sœur), je l'ai lue à de nombreuses reprises. Et je n'ai toujours pas compris le sens général. En très résumé ce sont les déboires amoureux d'une femme... Mais le texte est tellement beau, les scènes si fortes, les personnages si magiques que je succombe à chaque fois.

Je ne dirai rien non plus de ce que j'ai vu. Il faut laisser aux comédiens le secret de leur travail. J'en garde un superbe souvenir...

Tous les comédiens ne sont pas sur cette photo, un moment très onirique.

Hier, c'était la générale. J'attends des nouvelles avec impatience. Et ce soir, c'est la première. Alors on est prié de croiser les doigts et de toucher du bois ! :-)

mercredi 5 novembre 2003

You know what ? I'm happy

Ma petite sœur monte une pièce sur la scène nationale de Nice !!!!!

J'ai vu ma petite sœur hier. Cela faisait deux ans et demi que je ne l'avais pas vu. Faut dire qu'elle habite à Nice, moi à Paris. Qu'elle est souvent fauchée, moi aussi, et que nous n'avons pas souvent l'occasion de nous voir. Et là ! c'est Byzance, on va se voir deux fois en un mois et demi, hier à Paris et à Noël à Nice... que demande le peuple. Ma petite sœur (elle mesure 1,78 mètre soit 3 centimètres de plus que moi) est montée à la capitale pour rencontrer un directeur de théâtre. Elle est comédienne et metteuse en scène au sein de sa troupe « Vis Fabula ». Elle met en scène « Le temps et la chambre » de Botho Strauss. Pièce que je l'avais emmenée voir il y a... longtemps, mise en scène par Chéreau. J'ai vu cette pièce, dans cette mise en scène, deux ou trois fois, et j'ai revu le film qu'il en a fait. J'avais adoré. et je me demande bien comment sœurette va s'en tirer. Enfin, je vais voir les répétitions en costume et dans le décor quand nous serons à Nice.

J'ai déjà vu une de ses mise en scène lors de répétition. Elle montait à ce moment là « Ay Carmela » et j'avais adoré. La pièce bien sûr, le jeu des comédiens assez impressionnant déjà pour des tout jeunes acteurs même pas encore sortis de l'école. et puis surtou, j'ai été impressionnée par sœurette. Imaginez-vous votre petite soeur, celle que vous avez vu naître (j'ai 11 ans de plus qu'elle), que vous avez changé, à qui vous avez nettoyé les fesses et même fait du bouche à bouche quand elle s'étouffait à cause d'une vilaine coqueluche contracté à 6 mois. Voilà, elle, mon presque premier bébé, en train de diriger des acteurs avec une autorité naturelle, que je lui connaissait certes, mais... Ça m'a fait... plaisir. J'avais ressenti la même chose les premières fois que je l'ai vue sur scène, ou quand je la voyais au cours Simon. Une fierté de grande sœur. Bon, j'y suis pour rien, mais je suis fière quand même, parce que je l'aime, etc.

En même temps, avec Botho Strauss, je m'inquiète un peu. Ce n'est pas une pièce facile. Elle a démarché un peu partout, pour avoir des subventions parce qu'elle ne voulait pas monter cette pièce avec trois tabouret, et un fauteuil. Et elle a été sélectionnée par la Scène nationale de Nice comme Découverte. Ce qui veut dire que la première de la pièce se fera sur le scène du théâtre national de Nice, ainsi que trois autres représentations. La cour des grand quoi... Et là, avec une telle pièce, ça passe ou ça casse. Mais comme me dit ma sœur, « J'ai 32 ans, et je n'ai rien à perdre. Ça marche pas, et je reste comme je suis actuellement. Ça marche et ... » Ouais, ben j'espère que ça va marcher parce qu'elle le mérite ma petite sœur. Donc hier elle était à Paris pour vendre son spectacle. Elle a des dates à Lyon et à Dijon. Elle continue de chercher.

Lors je passe un petit clip de pub gratuit. Vous comprendrez pourquoi. C'est pour la bonne cause de la solidarité sororale :-)))

LA VALSE DU HASARD
Vendredi 21 novembre & samedi 22 novembre 2003 à 20h30
au théâtre de la Semeuse, dans le Vieux Nice.
de Victor HAÏM
par la Compagnie Vis Fabula
mise en scène, Luce COLMANT (oui, c'est elle ma sœurette)
Avec Emilie Jobin & Eric Guyonneau
Après un accident de voiture, une femme se retrouve aux portes de l'au-delà. L'ange qui l'accueille veut faire comme en bas, la femme voudrait y retourner... Mais il y a le « jeu » et même si les anges n'en sont pas toujours, lorsqu'on arrive au jour du jugement dernier il n' y a pas d'échappatoire : il faut jouer ! Et pour gagner, il faudra valser avec légèreté... avec celle de l'âme.

Et pour le temps et la chambre
c'est sur la scène nationale de Nice
du 7 au 10 janvier 2004

Ceci dit :-) si je suis heureuse, c'est surtout parce que j'ai pu passer deux heures à dscuter avec elle et que c'est bien plaisant.

samedi 18 octobre 2003

Un jour je me suis mariée

Jusque là, j'étais contre l'idées du mariage, passer devant le maire, tout ça... Je considérais que l'amour n'avait pas besoin de papiers, que le mariage n'était qu'un contrat sur les biens entre deux personne (ce qu'il est d'ailleurs). Ma chanson préférée était « la non demande en mariage », de Brassens. Les grandes idées quoi... Et je m'y suis tenue pendant... longtemps. Et je n'en étais pas malheureuse.

On m'a appelé longtemps mademoiselle. Puis un jour, vers la trentaine, je suis passée au madame. Vous dire que ça m'a fait plaisir serait exagéré, voire totalement non crédible.Je me suis fait une raison.
Mon père, touours le mot pour rire, me traitait de vieille fille. Dès que nous n'étions plus d'accord dans une discussion, et que je lui tenais tête, il disait que mon caractère ne s'éméliorait pas et que j'étais en train de devenir une vieille acariâtre. Je ne lui ai pas répondu à l'époque, j'aurais dû : Papa, je t'emmerde. Vieille fille soit, mais fière de l'être. Et mort au con.
Je suis même devenue fille mère pour la peine. Et toujours aussi fière. Je portais mon ventre en avant, attention, c'est nous que v'la... Ma grand-mère s'inquiétait.
– Mais quand donc te marieras-tu ma chérie ?
– Mais pourquoi veux-tu que je me marie, mamie. Je suis pas bien comme ça ? De quoi ai-je besoin de plus ? J'ai un homme dans ma vie, un bon boulot, et bientôt un bébé. Qu'est ce que tu veux de plus ? c'était tout moi.

Et puis une nuit, j'ai demandé mon nôm en mariage. C'était une nuit de janvier. Nous papotions sur notre mezzanine et d'un coup, j'ai dit : « Et si on se mariait ? » Je ne sais pas comment ça m'est venu. J'avoue que je me suis étonnée moi-même. Je n'en revenais pas. Mon nôm non plus d'ailleurs, qui, me connaissant, n'osait pas espérer. Il souriait et moi je considérais ce que je venais de dire.

C'est vrai que ça allait nous simplifier la vie au niveau des impots. Nôm étant sans boulot et sans revenu m'enlevait la demi-part supplémentaire que j'avais en tant que mère célibataire, sans m'apporter rien du tout. Je ne m'en sortais plus au niveau fric. Là, au moins, je pouvais le déclarer aux impots comme étant entièrement à ma charge. Mais se marie-t-on pour les impôts ?
Il m'a bien fallu reconnaître que non.

Alors quoi. C'est vrai, il y avait la situation de notre fille aînée. Un peu compliquée. Je vous raconterai peut-être tout ça un jour. Mais se marie-t-on pour ses enfants ?
L'argument ne me convainquait guère.

Faire la nique à mes parents et leur montrer que j'étais, moi aussi, capable de me marier. Ça pouvait être une piste. Mais se marie-t-on pour ses parents, ou ses grands-parents.
Pas plus que pour les enfants il me semble.

J'étais enceinte. Mais ça non plus ce n'était pas une raison, parce qu'au moment de ma demande, je ne le savais pas, ça datait à peine d'une semaine... Par contre, ça allait vite se voir...

Se faire appeler Madame ? Je vous l'ai dit, c'était déjà le cas depuis longtemps.

Le besoin de changer de nom ? Tant qu'à faire de chercher des raisons idiotes... Je suis mariée depuis...sept ans (oui, je sais, l'année noire, pas la peine d'insister), et je porte toujours mon nom de naissance, le mien.

Oui, bon, ben alors... pourquoi est-ce que tu voulais le marier cet homme...

Hem, je ne sais pas si je dois vous le dire. Ce n'est pas facile à avouer ces choses là. Je crois que je voulais lui dire combien je l'aimais. Et que la plus belle preuve d'amour que je pouvais lui donner, venant de ma part, c'était ça, le demander en mariage. Et comme mon Nôm est intelligent, il a compris et accepté ce cadeau à sa juste valeur.

Nous avons prévenu la famille, la sienne, là bas en Guadeloupe. Sa mère était si heureuse qu'elle a décidé de faire le voyage. Les miens étaient dubitatifs. Je crois qu'ils n'ont pas pris la chose du tout au sérieux. Au point que je n'ai d'ailleurs de leur part pas eu de cadeau... Nous faisions une souscription pour notre projet de maison, en promettant des hébergements à tous ceux qui avaient participé. Ben, c'est qu'à nos âges, une liste de mariage avec couverts, verres, argenterie, etc, c'est plus trop utile. On a tous ce qu'il faut.

Nous avons fait les démarches, réservé une date à la mairie. Plus les mois puis les jours passaient, plus nous étions fébriles. Lou regardait sans bien comprendre. Elle n'avait que 3 ans. Quelques jours avant la date fatidique, elle me déclara même qu'elle voulait se marier avec moi et papa. Elle a été très peinée de ne pouvoir le faire. Notre petite fête l'excluait et ça la chagrinait.

Et moi, tous les jours je me demandais si je ne faisais pas une connerie. Je me disais : « ma cocotte, tu as encore le temps de faire machine arrière. réfléchis nom de Dieu ! Réfléchis bien à ce que tu vas faire...

Ma mère me fit la scène de la robe. Il me fallait UNE robe pour de mariage. Mais si au moment de la décision ma grossesse passait encore totalement inaperçue y compris de moi, six mois plus tard, ce n'était plus tout à fait le cas. J'avais la grosse bedaine. Je ne me voyais pas, à 35 ans, enceinte jusqu'aux yeux, mettre une robe de mariée. Ce que j'essayais d'expliquer à ma mère... Mais rien n'y fit. Elle voulait que j'achète une robe. evidemment, elle ne me l'offrait pas. Et j'avais pas franchement les moyens...

Faut dire que ma mère s'était également mariée enceinte, de moi. Pour elle, ça ne se voyait pas encore. elle aurait pu avoir droit à la robe de mariée. Mais sa propre mère, qui est une peau de vache, lui a fait comprendre que lorsqu'on avait fauté, on ne se mariait pas en blanc. Elle est donc passée à la mairrie et à l'église dans un ensemble jupe twin-set vert, du plus bel effet pour une rousse, mais fort décevant pour la jeune fille romantique qu'elle était.

La pauvre, non seulement elle n'aura pas eu droit à sa robe, mais aucune de ses filles ne la portera non plus...

Enfin, j'ai donc couru les magasins avec ma belle-mère pour me trouver une robe, convenable. Et dans laquelle je rentrais quand même. Pronuptia n'est pas Prénatal. C'est dans cette dernière boutique que j'ai fini par acheter ma robe. Comble de l'ironie, elle était verte ! Ça a dû suffoquer ma mère qui n'a pu s'empêcher de faire la réflexion à l'une de mes sœurs : « Tu te rends compte, Laure, pour son mariage, elle s'est acheté une robe de grossesse ! » Ben oui, mais je ne vois pas ce que j'aurais pu mettre d'autre !

Je rêvais d'être mariée par quelqu'un que je connassais. Or, il se toruve que je connaissais bien le maire du 18e. Problème, il était à l'époque ministre, et je ne pensais pas qu'il aurait le temps. Mais qui ne demande rien, n'a rien, alors je lui fis tout de même une belle bafouille que j'oubliais sitôt postée, tellement je n'y croyais pas. Or deux semaines avant la date, sa secrétaire me téléphona pour me dire que c'était d'accord, il allait décaler ses vacances d'une journée pour pouvoir me marier. une journée, ce n'est pas grand chose vous me direz, mais une journée de ministre, quand même... Il me demandait cependant de lui faire le discours. J'avais déjà fait ça, écrire des discours. mais je ne pensais pas rédiger celui de mon propre mariage...
Enfin, ne dit-on pas qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ? J'incluais même un compliment sur ma grand-mère, présente comme il se doit, qui fut lu, comme le reste et avec des félicitations car j'y disais qu'elle habitait le 18e depuis son mariage à elle, en 1934. Elle en rosit de plaisir.


Et voilà, c'est ainsi que par un beau jour de juillet, je me suis retrouvée mariée...