Mère de famille

Mère de famille ! vous m'en direz tant. Ça nous fait des vies chargées, pleines de calins, de bisoux, de soucis, de souris (y a des dents qui tombent par les temps qui courent) et de parents d'élèves. Ah les parents d'élève, mon calvaire. Faut dire que j'ai eu la malencontreuse idée de me proposer pour être la présidente des dits parents d'élèves (on va dire PDE, ce sera plus court, on est feignants ou on l'est pas...) de l'école de Lou. Et je n'arrête pas, je sors d'un problème pour plonger dans un autre...

M'enfin, ce week-end, c'est pas désagréable d'être mère de famille. Pas désagréable, mais épuisant.Vous me direz que c'est toujours fatigant. Oui, mais pas toujours aussi plaisant !

Hier, c'était la fête de l'école maternelle.

Alors, une kermesse de l'école, comment ça marche.

D'abord, on s'y prend des semaines à l'avance... Les PDE sont priés de trouvés des lots pour la tombola, de s'inscrire à des stands (maquillage, vente de bouffe, chamboule tout, pêche à la ligne, etc) et même de mitonner petits plats et gâteaux...

Le jour J (on ne va pas se mettre à la mode et parler de D Day avec ce petit ton branché des happy few de la communication et de l'info [y a-t'il une différence de nos jours ?]), on se lève tôt le matin. Adieu grasse matinée du samedi (oui j'ai la chance d'être PDE et de pouvoir dormir le samedi matin, ce n'est pas donné à tout le monde et je savoure ce privilège) réveillé par des mominettes survoltées (pléonasme ?) qui n'ont qu'une envie c'est de dégringoler les escaliers pour aller à l'école. Je vous rassure tout de suite, les autres jours, l'enthousiasme est nettement moins débordant.

– Non mais t'as vu l'heure, maugrée la PDE harrassée.

– Mais maman, c'est la fête de l'école...

Devant l'évidence, force est donc de se lever. Au mieux, ma grande fille prépare le petit déjeuner de ses sœurs pendant que je somnole devant l'ordi, des fois que j'aurais des messages importants. Au pire, je fais tout toute seul. Et ça veut dire donner la becquée, faire en sorte que tout le monde se lave les dents sans transformer la salle de bains en piscine (on n'a pas idée comment une simple formalité de ce genre peut se révéler dangereuse pour les salles de bains). Après, on s'habille. Ce qui n'est pas forcément la chose la plus facile. Parce que j'ai trois modèles parfaitement différents :

L'aînée aime à être confortable, mais a quand même un vieux fond de coquetterie, surtout que, peut-être, un de ses amoureux, qui a aussi des petits frères, sera de la fête. Donc elle opte pour un pantalon (confortable), mais pas n'importe lequel (joli). Mais le pantalon en question est toujours dans le panier de linge salle. Coup d'Oil irrité et soupir : bon je vais mettre une jupe.

La seconde, elle, est irrémédiablement coquette. Donc il lui faut une robe et de jolies sandalettes. Mais comme c'est quand même la fête de son école et qu'elle va vouloir faire des tas de jeux, il faut une robe jolie bien sur mais pratique. Ce qui demande tout de même cinq minutes de réflexion.

La dernière, enfin, elle fait comme les sœurs..Oui, mais laquelle ? Du coup la grande s'habille toute seule et les deux autres mettent leur robe créole : c'est joli, y a e la dentelle et c'est hyper pratique.

Et le père dans tout ça ? Ben celui que je connais reste à se prélasser dans le lit. Il ne se sent pas le moins du monde concerné par toute l'agitation qui bouleverse la maison.

La fête commence à 10 heures. Mais j'ai peu de chance d'y être avant 11 heures. C'est dommage, parce qu'à cette heure-là, le stand maquillage est déjà over débordé. Pourtant, c'est à celui-là, précisément, que veulent à tout pris aller les deux plus jeunes. Comme à la sécu, il faut prendre un numéro et attendre. C'est incroyable ce que ces enfants, qui sont à l'âge de la réalisation ici et maintenant là tout de suite sont capables d'attendre dans ce genre d'occasion. La grande, elle, a déjà filé vers la maison hantée. Elle a 9 ans, elle l'a connaît depuis ses 4 ans, mais cela ne l'empêche pas d'y retourner plusieurs fois à chaque kermesse. Cette maison hantée pour moi est un mystère.Comment cet espèce de château en carton, fait de bouts de tissu, avec un parcours de combattant à effectuer dans le noir et des instits à genoux qui essaient de faire peur avec des marionnettes peut-il amuser ou effrayer ? Je dois avoir quelques années de trop...

La matinée se passe à suivre les petites d'une activité à l'autre, à croiser un autre PDE tout aussi hagard, d'échanger quelques mots avant que le gamin, le sien ou le mien, se mette à piailler qu'il veut :

– faire la pêche à la ligne

– manger

– boire du Coca (et rien d'autre)

– voir papa...

Ça use. D'autant que ce matin, je me suis levée dans la peau de la sorcière de Kirikou. J'ai l'impression d'avoir un clou planté dans le bas du dos et ça fait mal. Je comprends l'acrimonie de cette femme...

Arrive l'heure du déjeuner. Il y a plein de plats très appétissant, mais les filles ne veulent que des sandwichs. Des sandwichs qu'elles ne finiront d'ailleurs pas et que je vais devoir ingurgiter. Elles ne veulent même pas de gâteaux.

A 15 heures, enfin, c'est terminé. Cela fait longtemps que j'ai trouvé refuge dans la plus petite des cours, à coté d'une autre PDE dans le même état que moi. Nous attendons la fin car nous nous sommes inscrites pour le rangement. Ben oui, après la fête, tout PDE qui se respecte et qui n'est pas tout à fait pourri par la société de consommation (je consomme la fête et après je rentre chez moi et je me fous du reste), bref le PDE concerné se propose pour la corvée de nettoyage.

On range les petites tables dans la cantine, on aligne les petites chaises sur lesquelles ont a eu un mal de chien à s'asseoir, on passe le balai, la serpillière ou le jet d'eau. On remet tout en place. Puis vient le moment le plus sympa (j'exagère parce que vous l'avez bien compris, malgré mes râleries, j'adore les kermesses), quand le directeur offre le coup à boire et qu'on voit les autres se mettre à faire du vélo de bébé. C'est si facile de retomber en enfance...

Bien sûr, j'ai pris des photos.

Voilà, c'est fini, à l'année prochaine. L'année prochaine ? Vous n'y pensez pas, je remets ça dans 15 jours, avec la grande école...

Je suis rentrée en passant par la boutique de mes copines de Pamp'Lune. Là, j'ai vendu Garance à une jeune mère qui n'avait qu'une seule fille. Enfin, vendue, louée pour l'après-midi. Après-midi qui s'est transformée en soirée et nuit. les tarifs sont plus chers mais il paraît que ça vaut le coup. La Garance, à l'extérieur, il paraît que c'est le top du top de petite fille bien sage et gentille. A l'extérieur, parce que à la maison, elle est tout à fait normale, à savoir à la fois délicieuse et casse bonbon. A 17 heures, je suis arrivée hagarde à la maison, avec une grosse tendresse pour mon canapé. Je m'y suis affalée, endormie. Et c'est là qu'est intervenue l'escarmouche qui a décidé de ma soirée...

Aujourd'hui, on oublie les PDE, mais pas la mère de famille. C'est la fête des mères. Tant que je n'avais pas d'enfants, je me gaussait de cette journée pétainiste. Depuis, je compose et il m'arrive même d'apprécier. Bon, il ne faut pas non plus s'illusionner, il n'y a pas grand chose de changé. Mais les petites sont si heureuses de me faire des cadeaux « officiellement » que j'en suis toute zémue. Vive Zémue. Cette année, c'est à mon bureau qu'elle m'ont débusquée, avec des paquets plus ou moins gros, et des yeux brillants de tendresse et d'excitation. Léone m'a offert une grosse enveloppe jaune dans laquelle il y avait un cahier de la tendresse. Garance une carte qu'elle avait martelé de ses blanches mains et un mot écrit en attaché, s'il vous plaît. Et Lou,une carte aussi, qu'elle avait concoctée avec un de mes copains qui lui sert de prof de dessin le mercredi après-midi.

Le nôm lui s'est surpassé. Il nous a cuisiné un matété de crabes comme je les adore. « Matete a crab que rend nou solid con sa, ziyam é manyoc »... et puis ces crabes-là avaient été en partie élevés dans l'appartement, si si. Alors c'était encore meilleur.

On a arrosé d'une petit beaujolais rosé qui collait parfaitement avec la température extérieure. Le rosé un peu traitre qui me fait dire des bêtises du genre : « Mon chéri, hier cela fait dix ans qu'on se connaît...

– Dix ans ? répond sceptique le Nôm.

– Ben oui, dix ans. On s'est rencontré le 5 mai 1994.

– On est en juin, réplique-t-il moqueur et amusé.

Les filles ont déjeuné en terrasse. C'est-à-dire que le palier, devant la porte de l'ascenseur. Nous sommes seuls sur le palier qui donne sur l'escalier extérieur. Cela nous fait effectivement comme un petit balcon.

Le rosé, quand on est fatigué, c'est idéal pour le coup de barre. Du coup, je me suis octroyé une sieste ça com...

Finalement, j'aime bien la fête des mères. Bon, c'est pas tout ça, j'ai du linge à étendre, une lessive à mettre en route et du repassage à faire... Un candidat pour m'aider ?


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